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Etude
du cas de Madonna
Nous observons
un visage au cadre large et tonique de face, et projeté
par la rétraction latérale de profil, traduisant une
forte composante masculine.
En accord avec ce cadre, on remarque un modelé tonique exprimant
un désir d'affirmation, une possibilité d'identification
au père et, de là, un refoulement du féminin,
expliquant son désir de dominer son partenaire.
En conflit avec ces éléments de tonicité, traduisant
l'affirmation, on est frappé par la douceur des récepteurs
sensoriels, exprimant la réceptivité.
Seul, un nez retenu et serré amène un manque d'élan,
une maîtrise des sentiments qui diminue la tendresse et amplifie
la fonction masculine.
Ce visage révèle donc à la fois le besoin
de protection et le refus de domination par l'autre. Cette dualité
la conduira à un choix de partenaire qu'elle dominera et
qu'elle rejettera pour cette même raison. On se souvient de
l'insistance quasi sado-masochiste avec laquelle Madonna a affirmé
rechercher un géniteur lorsqu'elle a atteint l'âge
de 39 ans, l'excès de cette affirmation laissant entrevoir
le problème affectif qu'elle cherchait à cacher.
Cette insistance est certainement le signe d'une fixation phallique
où l'Eros domine la relation de façon incontrôlée,
exprimant l'agressivité vis-à-vis de l'objet d'amour
et l'affection vis-à-vis de l'objet d'agression, en relation
avec l'angoisse de castration. En d'autres termes, il peut y avoir
sado-masochisme; rappelons que la sadique aime faire souffrir les
gens qu'il aime et que le masochiste aime les gens qui le font souffrir.
Ces éléments se rattachent à l'opposition entre
l'expansion affective conflictuelle et la tonicité
de l'étage inférieur associée à
l'absence de frein de l'étage supérieur.
L'étage
inférieur est fortement marqué par la rétraction
latérale, sous la forme d'une mâchoire aux angles accusés,
se terminant par un menton carré et projeté. Cette
rétraction latérale exprime un dynamisme pulsionnel,
amplifié par le modelé rétracté-bossué,
suscitant un besoin de conquête et d'aventure sans
cesse renouvelées. A ce besoin s'oppose un désir de
tendresse, de soumission sous la forme d'une bouche grande,
charnue, saillante et peu tonique.
L'étage médian est signé également
par le modelé rétracté-bossué, sous
la forme de pommettes saillantes, traduisant des besoins inconscients
d'aimer et de haïr avec intensité. A cette expansion
du cadre s'oppose une rétraction latéro-nasale, accompagnant
un nez retenu dans sa projection aux ailes échancrées
et vibrantes, manifestant une intériorisation de la sensibilité,
une répression des sentiments.
L'étage supérieur est caractérisé
par un front en ogive, au modelé adouci, accompagnant des
yeux grands et peu toniques, trahissant l'importance de la vie fantasmatique.
Seul, un espace intersoucilier étroit, souvent marqué
par une ride verticale, traduit l'effort de reprise volontaire.
Une dissymétrie accusée par une rétraction
droite, confirme cette tension, ce besoin de maîtrise masculin
développé au cours de l'évolution.
La face, marquée de réceptivité et le
profil, signé d'activité, soulignent également
la dualité masculin féminin. Nous avons noté
que, chez des types de prédominance extravertie, la face
traduit l'être extérieur, la Persona, tandis que le
profil exprime davantage l'être intérieur, l'Anima.
Cela serait l'inverse pour les types de prédominance introvertie.
Chez Madonna, la face traduit la Persona féminine et le profil
l'Animus masculin qui l'habite.
La fonction dominante de comportement serait la sensation
extravertie, la terre sauvage qui l'habite et anime les pulsions
de vie, et la fonction d'évolution, l'intuition introvertie,
le ciel de la transcendance qui favorise la dimension civilisatrice
et la guide pour s'unifier.
Réintégrer dans la vie les valeurs du Soleil et de
la Lune, la recherche du sens et de l'idéal donnés
à la vie avec la mémoire cosmique, favorisant l'inspiration
aiderait Madonna à mieux gérer ses peurs archaïques,
favorisant le mouvement vers la sérénité.
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